LE PAMPLEMOUSSE

La Pamplemousse, You Zhi.

Le pamplemousse est le fruit du pamplemoussier qui fait partie du genre Citrus de la famille des Rutacacea.

Son nom chinois est You Zhi, 柚子 signifiant littéralement « fruit du pamplemoussier ».

En occident, en confond très souvent deux fruits qui n’ont pas la même origine : le vrai pamplemousse issu du citrus maxima et le pomelo, d’apparition relativement récente. Il s’agit d’un hybride entre le pamplemousse  et un oranger à fruits doux, citrus sinensis que l’on appelle citrus paradisis. Dans les pays anglo-saxons, on l’appelle aussi « grapefruit » car les fruits poussent en grappe.

Le pamplemousse « vrai » possède une écorce verdâtre alors que le pomelo a une écorce jaune avec des quartiers tirant vers le rose.

Nous allons voir qu’en médecine chinoise, ces deux types de « pamplemousse » possèdent des actions très similaires. Ils ont pour action  principale de tonifier la Rate et de dissoudre les mucosités, ce que l’on appelle le Tan. Il contrecarre les effets néfastes de notre alimentation trop riche.

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La PISTACHE

La PISTACHE, Kai Xin Guo.

La pistache, Kai Xin Guo 开心果 en chinois, vient du pistachier commun, « Pistacia Vera ».

C’est un arbre qui peut atteindre 3 à 10m de haut.

Il fait partie des Anarcadiaceae, la même famille qui donne les mangues ou les noix de cajou.

Pour la petite histoire, il est dit : «Un arbre met quinze ans avant d’être vraiment productif. Mais quand le coup d’envoi est donné, il continue à donner des fruits pendant des centaines d’années ».

Connu depuis des millénaires et cultivé dans les zones arides d’Asie centrale, sa culture s’est progressivement étendue au bassin méditerranéen, en particulier sous l’impulsion des Romains au début de l’ère chrétienne.

On en a même retrouvé des traces de cette graine à la fin de l’âge de pierre, 7000 ans av. J.-C..

La Reine de Saba à la vie quelque peu sulfureuse avait un faible pour cette petite graine verte et douce. À sa cour, les pistaches étaient un privilège réservé à la famille royale et aux élites : on les disait aphrodisiaques et étaient consommées après le repas.

La pistache est un fruit à pulpe très mince et à noyau qui contient une graine verte claire, dont la surface est recouverte d’une mince pellicule plus ou moins rougeâtre.

C’est cette graine qui est consommée comme condiment.

En France, elle fut introduite au XVIIe siècle et elle est appelée « amande des Perses ». En Chine on l’appelle « Noix heureuse », relativement à sa coque semi-ouverte. C’est d’ailleurs la traduction de Kai Xing Guo.  Elle est le symbole de la santé et du bonheur.  En Iran, « pistache-sourire ».

Nous allons voir que c’est un grand produit pour réchauffer le Yang des Reins, mais il entre aussi dans la panoplie des alicaments amaigrissants.

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La CERISE

La Cerise, Ying Tao.

Fruit du début de l’été par excellence, la cerise se dit Ying Tao, 樱桃 en Chinois. On en retrouve des traces déjà plus de 3000 ans avant notre ère.

La cerise provient donc du cerisier, arbre du genre « prunus », originaire d’Asie. Au sens large, le cerisier recouvre aussi bien l’arbre « domestique » que les arbres ornementaux d’Asie qui sont avant tout plantés pour leur floraison printanière.

Cerise vient du latin « Ceresia », lui-même emprunté d’une ville  grecque « Kerosos ». Encore plus loin, ce terme viendrait du sanskrit, « Karaza », signifiant « quel jus ! Quelle saveur ».

Les cerisiers dits « de table » donnent des fruits plus ou moins acides, gros et sucrés.

Sa culture en Chine remonte à plusieurs milliers d’années.

Il existe plus de 200 variétés de cerises. Une vingtaine reviennent le plus souvent sur nos tables. Citons des cultivars tels que le « prunus avium » qui donne le Burlat, le cœur de pigeon, le reverchon…le « prunus cesarus » qui donne la cerise de Montmorency, la griotte de Champagne, la griotte du Nord…

Et qui ne connaît pas le cerisier du Japon, muse de tant de poètes. Sa merveilleuse floraison symbolise le printemps, l’Est, la montée de la sève, le Bois, le Foie, le début de la vie. C’est aussi la signature de l’éphémère, du caractère transitoire des « choses de la Vie » : la floraison ne dure que peu de temps.

Ce fruit a été mis en valeur dans notre si riche Moyen-Âge. L’école de médecine de Salerne (X au XIII siècle) en vante ces vertus en ces termes :

« Cerise, aimable fruit, quels biens tu nous procures !
Tu flattes notre goût, tu rends nos humeurs pures
Tu fais dans notre corps couler un sang nouveau,
Et pour les calculeux, tu donnes ton noyau. »

Plus tard c’est Louis XV qui en fit les honneurs.

En médecine chinoise, la cerise est considérée comme une véritable plante médicinale, non seulement pour ses vertus tonifiantes, mais aussi pour ses pouvoirs anti-rhumatismal.

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